Les Codes des polars 

Un documentaire en trois parties, sur Arte, pour bien décrypter ce genre de littérature qui a son public depuis de nombreuses années ! 

Si on vous dit Agatha Christie, tout de suite une longue liste de titres vous vient à l'esprit, tant en livres, qu'en films, car de nombreuses fois adaptés sur grands et petits écrans ! 
Parfois décriée, comme littérature de gare, parce que souvent présentée en format poche, facile a glisser dans un sac ou une poche de veste, ces petits livres (par le format) permettait de passer le temps lors d'un voyage en train, du début de l'intrigue à la fin. Aujourd'hui, de nouveaux formats demandent plusieurs jours, et deux mains pour tenir les "pavés" proposés par les éditeurs. 
Des Salons du polar sont même organisés et ont leurs fidèles, tels "le Quai du Polar", à Lyon par exemple. 


http://www.arte.tv/guide/fr/059592-001-A/code-s-polar-1-3

Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Une immersion en trois volets au cœur de l'univers sombre et fascinant du polar afin de décrypter tous ses mécanismes. 

Code(s) polar (1/3) : le criminel, la victime et l'enquêteur.



Premier épisode : enquête sur les trois figures emblématiques d'une bonne intrigue à l'aide des témoignages de nombreux créateurs contemporains.

Depuis 1841 et Double assassinat dans la rue Morgue, d’Edgar Allan Poe, qui a marqué la naissance du genre, le succès du polar ne s’est jamais démenti. Aujourd’hui, un roman publié sur quatre est un “noir”, un “thriller” ou un “policier”. Les codes du polar se déclinent sur tous les supports, du jeu vidéo à la bande dessinée, sans parler des innombrables adaptations au cinéma. Mais comment sont-ils devenus populaires au point de constituer une langue universelle, compréhensible par tous ? Pourquoi le polar, ce condensé sombre et spectaculaire de la société qui le génère, fascine-t-il autant public et artistes, qui trouvent en lui une source inépuisable d’histoires fortes ?
Meurtre, mode d’emploi
En trois épisodes comme autant d’enquêtes policières, cette série documentaire plonge dans l’univers sombre et chaotique du genre pour en faire émerger les mécanismes créatifs. Avant de s’intéresser aux lieux du crime puis aux histoires elles-mêmes, le premier épisode de Code(s) polar se penche sur un sulfureux trio : La victime, le criminel et l’enquêteur et dresse le portrait de ces figures emblématiques de toute bonne intrigue grâce aux témoignages de créateurs contemporains. 
Auteurs (Caryl Férey, Michael Connelly, etc.), réalisateurs (Michael Mann, Olivier Marchal, etc.), showrunners (Anne Landois, David Simon), dessinateur (Juanjo Guarnido) ou gamer (David Cage) sont les guides avertis de cette virée dans les méandres fantasmatiques du suspense, qui a connu avec la déferlante scandinave au début des années 1990, un revigorant coup de froid.

GÉNÉRIQUE
Réalisation :Jean-Marie Nizan, Stéphane Bergouhnioux
Pays :France
Année :2015
Origine :ARTE F
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Code(s) polar (2/3) Les lieux du crime

Ce deuxième épisode d'un voyage au cœur de l'univers chaotique du polar et de ses mécanismes s'intéresse aux lieux du crime. L'environnement conditionne la teneur des récits, reflétant ainsi la vision sociale des auteurs. Frissons garantis et analysés.




Lieux communs


En trois épisodes comme autant d'enquêtes policières, cette série explore l'univers sombre et chaotique du genre pour en décrire les mécanismes créatifs. Après s'être intéressé au trio victime-criminel-enquêteur, Code(s) polar se fond ici dans le décor. L'épisode analyse l'importance essentielle du lieu dans l'ADN de tout thriller qui se respecte. Bas-fonds crasseux, rues battues par la pluie ou appartements luxueux des élites, l'environnement conditionne la teneur des récits, reflétant ainsi la vision sociale des auteurs. Pour beaucoup d'entre eux, le paysage constitue un personnage à part entière. 

Auteurs (Caryl Férey, Michael Connelly, etc.), réalisateurs (Michael Mann, Olivier Marchal, etc.), showrunners (Anne Landois, David Simon), dessinateur (Juanjo Guarnido) ou gamer (David Cage) sont les guides avertis de cette virée dans les méandres fantasmatiques du suspense, qui a connu avec la déferlante scandinave, au début des années 1990, un revigorant coup de froid.
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Code(s) Polar (3/3) Les histoires 


Où le polar trouve-t-il ses intrigues addictives ? Ce troisième et dernier volet d'un voyage au coeur de l'univers chaotique du polar enquête sur les mécaniques narratives du genre. Avec, notamment, les écrivains Caryl Férey, Michael Connelly, et le cinéaste Michael Mann.


Dark Web et cyberflics

Après le trio victime-criminel-enquêteur et les lieux du crime, Code(s) polar oriente la troisième partie de son enquête vers les mécaniques narratives du genre. Où le polar trouve-t-il ses intrigues addictives ? Puisées au réel le plus crasse, ses histoires s'inspirent souvent des faits divers, inépuisables réservoirs à fiction. Mais nombre d'auteurs s'attachent à suivre l'évolution du monde et régénèrent leur imagination dans les univers numériques. Réseaux sociaux, dark Web, piratage informatique, cybercrimes forment des horizons créatifs à investir. Une nouvelle génération émerge, aussi noire que par le passé mais multipliant à l'envie les niveaux de réalité. 

Les écrivains Caryl Férey, Michael Connelly…, les réalisateurs Michael Mann et Anurag Kashyap, la showrunner Anne Landois, le scénariste George Pelecanos ou le concepteur de jeux vidéo David Cage sont les relecteurs pointilleux de ces formes de récits ultra contemporains.


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Cette trilogie sur les "Polars" me donne envie de poursuivre la réflexion sur mes coups de coeur, et mes auteurs préférés. Je vous donne donc Rendez-vous sur le blog littéraire "On ne lit jamais trop" dans quelques semaines, je vous y prépare une chronique de livres à mettre dans votre valise pour vos prochaines vacances. ...
 A très  bientôt donc ...

Les routes mythiques des USA ... 


la 61, la voie du blues !


"l'Autoroute du blues" 

un documentaire diffusé sur France 5, il y a quelques mois que tous les amateurs de cette musique reverront avec plaisir !


Les routes mythiques


Diffusé sur France 5 le jeudi 17 septembre 2015 à 15:10 - Durée : 30 min.
Réalisatrice : Katja Esson 

Existe-t-il un autre pays au monde qui soit aussi connu pour ses routes, ses highways qui s’étirent comme un fil de vie dans des paysages à perte de vue ?La réalisatrice Katja Esson, qui a parcouru des milliers de miles sur les routes mythiques d’outre-Atlantique, pose un regard très personnel et plein de tendresse sur l’envers du rêve américain, s’arrêtant là où il a vécu, là où il est encore sauvegardé, et là où il a disparu depuis longtemps.

La Louisiane : 

les Cajuns, les colons français des bayous ! les Acadiens

La Highway 61, c'est l'autoroute du blues. 
Du Minnesota à la Louisiane, le long du Mississippi,vivent les amoureux d'une musique profondément enracinée dans l'histoire du pays, marquée par l'esclavage, la ségrégation et la lutte pour les droits civiques.
"Work hard, play hard" reste une règle de vie. Parmi les découvertes, le Po' Monkey, un célèbre Juke Joint (vieux bistrot dédié au blues), où depuis quarante ans, se joue cette musique dont la Nouvelle-Orléans et le delta du Mississippi restent des hauts-lieux.

l'Office de tourisme USA propose un dossier documenté pour étudier cet itinéraire avec de partir. 
http://www.office-tourisme-usa.com/sites/default/files/media/la_route_du_blues_0.pdf

Un bon voyage ... !

     Quand on parle New Orleans, on entend une petite musique, dans sa tête, la trompette de « Satchmo » [Louis (Armstrong)]. 


bessjazz Mise en ligne le 13 nov. 2009
http://www.bojazz.com/ --- http://bjazz.unblog.fr/
(Do you know what it means to miss) New Orleans. Music by Louis Alter, lyrics by Eddie Delange.

Mais, les éléments ont marqué cette ville en août 2005, le 29 Katrina devient un des pires ouragans vu en Louisiane.

Voici un documentaire émouvant, diffusé sur Arte, qui vous fait constater l'état d'impréparation des responsables en place, et du gouvernement des Etats ! La détresse des populations livrées à leur sort pendant quelques jours, alors que la catastrophe était prévisible. Du mauvais travail effectué par les services chargés de construire les digues, qui ont voulu faire des économies en réduisant la profondeur des piliers, (moins de fer = moins cher) d'où l'incapacité des murs à résister à la puissance des flots ! Criminelle négligence ! 
"Le 29 août 2005, La Nouvelle-Orléans est dévastée par l'ouragan Katrina. Ce documentaire poignant, riche en témoignages, revient sur ce drame humain et matériel et sur la renaissance qu'a connue la ville depuis. Une résurrection musicale pour ce lieu mythique, foyer de la musique afro-américaine."


Documentaire fr

Un retour à cette période catastrophique. En mémoire à tous ces morts.

"Katrina est la plus importante catastrophe naturelle de l'histoire récente des États-Unis. Elle a coûté la vie à plus de mille huit cents personnes et causé des dégâts évalués à 150 milliards de dollars. Lors du drame, plus de 80 % du territoire de La Nouvelle-Orléans ont été inondés : les digues censées retenir l'eau présentaient de scandaleuses malfaçons. Pour beaucoup sans fondations, les petites maisons posées sur des madriers ont été balayées comme des fétus de paille. Les témoignages de ceux qui ont survécu, accrochés sur des toits, sont glaçants. Ils ont vu leurs proches se noyer, les cadavres flotter autour d'eux. Deux jours avant la catastrophe, le maire avait exhorté les habitants à fuir. Mais la population pauvre – en majorité noire – ne possédait ni voitures ni possibilités d'hébergement ailleurs, alors que les Blancs plus aisés ont pu se mettre à l'abri. Tant au niveau local que fédéral, les autorités politiques démocrates et républicaines ont largement prouvé leur incurie."
Mais la "musique dans la peau" de ces gens a permis à tous de revivre !
"Dix ans après, la ville a retrouvé son dynamisme. Mais la structure de la population change et la gentrification guette les quartiers noirs pauvres. Malgré tout, la musique reste dans l'ADN de La Nouvelle-Orléans : au plus fort de l'inondation, d'aucuns se demandaient si tel musicien ou chanteur était sain et sauf ! De très nombreux clubs fêtent à nouveau tous les styles : jazz, R&B, rock 'n' roll, soul, funk, reggae et rap. Katrina a inspiré nombre de compositions évoquant aussi bien des drames personnels qu’un esprit de révolte collective face à l’incompétence des décideurs politiques. Les musiciens Allen Toussaint, disparu en 2015, Irma Thomas, James Andrews, Ivan Neville, Davis Rogan, Jon Cleary et Big Freedia parlent avec émotion à la fois de la tradition et de ce qui a changé avec Katrina. Quant à l'étoile montante de la scène, Travis "Trumpet Black" Hill (mort à 28 ans au Japon avant la fin du tournage), il a eu droit au traditionnel cortège de funérailles en musique, avec danses et moulinets de parapluies noirs."
 GÉNÉRIQUE

Réalisation :Vassili Silovic
Pays :Allemagne
Année :2015
Origine :ZDF

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NOuvelle chronique sur un livre lu récemment ayant pour décor la Nouvelle Orleans : CARNAVAL de Ray Celestin, je vous le recommande.
 http://onnelitjamaistrop.blogspot.fr/2017/04/carnaval-la-nouvelle-orleans-des-annees.html

Extrait d'un article de mon blog "On ne lit jamais trop" du 29/03/2015 
http://onnelitjamaistrop.blogspot.fr/2015/03/salon-du-livre-de-paris-2015.html
     Poursuivant ma quête de renseignements auprès de certains éditeurs, me voici partie 
Au Diable Vauvert (N 47) afin d'y trouver quelques nouvelles à propos de prochaines traductions et publications des parutions en anglais dePoppy Z. Brite. Voici quelques années, cet éditeur a publié la traduction d'une trilogie de cette auteure, puis un recueil de nouvelles.  
     A La Nouvelle-Orléans, deux jeunes Rickey et G-man évoluent dans le monde des cuisines, nous les verrons franchir les étapes, parfois parsemées de d'intrigues, de crimes, mais toujours avec la volonté de créer leur propre restaurant. "Alcool", "La Belle Rouge", et "Soul Kitchen", puis dans "Petite cuisine du Diable" un recueil de nouvelles où ces deux jeunes cuistots sont les héros de certaines histoires. Une nouvelle atmosphère dans l'oeuvre de Poppy Z. Brite, qui nous peint le Sud des Etats-Unis, et cette ambiance si particulière qui régnait à La Nouvelle-Orléans, avant Katrina le 29 août 2005.
L'auteure a terminé la dernière ligne de cette série, la veille de la terrible tempête. 
     D'autres nouvelles, publiées en anglais, non encore traduites en français, mettent en scène ces deux cuisiniers et leurs familles respectives. J'espère, moi aussi aboutir dans mon enquête, et pouvoir donner bientôt une réponse à cette question. Faudra-t-il les lire en V.O ? (Une affaire à suivre au fil des prochains articles)

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Dans mon blog culinaire, "mes carnets de recettes" une page nous emmène en Louisiane pour évoquer un plat traditionnel : le Gumbo ... 



http://mescarnetsderecettes.blogspot.fr/2016/04/plats-du-monde-le-gumbo-en-louisiane.html










A très bientôt ...
Hemingway disait "Paris est une fête", voilà pourquoi ! 

Une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ...
Tous les poètes qui nous donnent des chansons à textes !
Quel bon moment de nostalgie, ce documentaire proposé par Arte ! Merci à ses réalisateurs 


Ajoutée le 10 févr. 2017
http://www.arte.tv/guide/fr/044772-00...

GÉNÉRIQUE

Réalisation :Yves Jeuland
Pays :France
Année :2011

Origine :ARTE F

Un fièvre de liberté !

Barbara, Brel, Aznavour, Ferré, Gréco, Ferrat, les Frères Jacques ou Gainsbourg ont débuté sur ces petites scènes d'avant-garde. En archives, interviews et chansons, ce documentaire nous transporte dans l'effervescence des cabarets de la rive gauche de l'après-guerre.
Dans l’euphorie de l’après-guerre fleurit une flopée de petits cabarets où une jeunesse avide de nouveauté et de liberté s’entasse avec délice pour écouter ses chanteurs préférés. Transformant ses caves et ses arrière-salles en minuscules scènes, Saint-Germain-des-Prés devient le point de ralliement. Une nouvelle génération d’interprètes émerge. Ils ne sont ni apprêtés, comme Juliette Gréco qui se produit en "noir de travail", ni grands, ni beaux, comme Aznavour, qui mettra dix ans à percer. Ils chantent avec leur sensibilité et leurs aspérités des textes poétiques, fantaisistes ou libertaires, et cela plaît. S'ils aiment ces gargotes bohèmes où un public d'avant-garde goûte leurs jeux de mots, beaucoup d'entre eux vont cachetonner rive droite où le public des restaurants est plus guindé. De l'autre côté de la Seine se trouvent aussi les music-halls, comme l'Olympia ou l'Alhambra qui en font rêver plus d'un. "Je ne pensais qu'à ça", confie Serge Lama, qui a fait ses débuts sur la scène lilliputienne de L'Écluse.
"Des p'tits zinzins"
Le Milord l'Arsouille, Le Tabou, L'Écluse, Le Vieux Colombier, L'Échelle de Jacob… : entre 1945 et 1968, plus de deux cents cabarets ouvrent à Paris, à Saint-Germain-des-Prés, puis dans le quartier de la Contrescarpe. Véritable vivier que ces petites scènes de minuit où débuteront Barbara, Brel, Ferré, Mouloudji, les Frères Jacques, Aznavour, Gainsbourg, Ferrat, Boby Lapointe… Sans oublier Brassens qui, s'il ne s'est jamais produit dans les cabarets de la rive gauche, en a été le grand inspirateur. Orchestrant de nombreuses archives (chansons, reportages, entretiens), ce documentaire fait revivre une période effervescente. Tout en se dandinant d'un pied sur l'autre, un Gainsbourg intimidé explique qu'il est "plus facile d'attaquer que d'encaisser". Barbara se défend d'être une auteure-compositrice ou une poétesse : "Je fais juste des p'tits zinzins qui me vont." Une Anne Sylvestre aux yeux de biche s'agace d'une carrière qui met du temps à démarrer. Le film comporte aussi de nombreuses interviews d'artistes comme Juliette Gréco, Jean Rochefort, particulièrement en verve, Charles Aznavour, Pierre Perret, Serge Lama, Paul Tourenne (des Frères Jacques) ou le parolier Henri Gougaud, conseiller sur ce film. Ils témoignent avec chaleur et humour de l'ambiance rive gauche, de la course d'un estaminet à l'autre, des succès des uns, des déboires des autres, de leur béguin ou de leur admiration pour tel artiste. Balayée par la vague yé-yé, la chanson de cette époque entrera en disgrâce dans les années 1960, avant de renaître trente ans plus tard, élevée au rang de mythe par une nouvelle génération nostalgique."




Arte nous propose une série de trois documentaires pour étudier le dossier de la Mafia ..
"L'histoire complexe et occultée de la mafia corse, qui a prospéré à partir de la fin des années 1920 avec la complicité de l'État français. En trois volets, cette série documentaire ausculte les liens scélérats qui ont uni mafieux corses et politiques de tous bords sur trois générations. 
 la Corse au début du XXe s.


"Au début du XXe siècle, la misère jette de nombreux Corses sur les routes de l'exil. Destination : Marseille, son port et ses activités clandestines. L'un d'eux, Simon Sabiani, s'engage en politique au lendemain de la Première Guerre mondiale. En 1929, lors de la campagne pour la mairie de Marseille, il fait appel à deux puissants malfrats, le Corse Paul Carbone et le Sicilien François Spirito, pour assurer son service d'ordre en échange d'emplois municipaux. La première alliance politico-mafieuse de France est scellée. Cinq ans plus tard, un autre clan corse, celui des frères Guerini, tire son épingle du jeu lors des municipales. Écarté du pouvoir à partir de 1934, Sabiani revient en grâce sous le régime de Vichy. Carbone et Spirito lui emboîtent le pas dans la collaboration, alors que les Guerini rallient la Résistance au côté de Gaston Defferre. À la Libération, Étienne Léandri, gigolo et gestapiste corse, fuit en Italie tandis que les frères Guerini prennent le contrôle de Marseille..."
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale :


Aux services de la France (1945-1975)

"Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mafieux et politiques luttent main dans la main contre les communistes. En 1947, la grève des dockers marseillais est brisée par l'action simultanée des Guerini, sollicités par la CIA, de la DST (Direction de la surveillance du territoire) dans le Sud-Est, et de Marcel Francisci et Jo Renucci, autres figures de la pègre, membres du service d'ordre gaulliste. Paris s'appuie par ailleurs sur la diaspora corse pour défendre ses colonies : de nombreux mafieux deviennent agents du SDECE, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage. Parallèlement, la French Connection déploie sa toile avec la complicité de l'État. Embourbée en Indochine, la France rachète des stocks de pavot en échange du soutien des populations locales et les écoule auprès des trafiquants corses de Saigon. La marchandise, venue également d'Iran, de Turquie ou du Liban, est transformée en héroïne dans les laboratoires français, expédiée vers les États-Unis grâce à aux liens tissés par Étienne Léandri avec la mafia sicilo-américaine, et l'argent est blanchi dans les cercles de jeux. Mais en 1969, l'élection de Georges Pompidou change la donne. Le président, qui collabore avec Nixon dans sa guerre contre la drogue, place ses hommes au SDECE et purge le SAC (service d'action civique), la police parallèle des gaullistes, également infiltrée par le milieu…"

Dernier volet : La République gangrenée (1975-2016)


"Affaiblie par la décolonisation, le démantèlement de la French Connection et la mort de ses grands parrains, la pègre corse se relève en devenant l'un des rouages du "système Elf". Représentée par Robert Feliciaggi et Michel Tomi, qui investissent dans les salles de jeux en Afrique, Jean-Jé Colonna, qui règne sur la Corse-du-Sud, et Richard Casanova, l'un des leaders de la Brise de mer, principal gang de Haute-Corse, la troisième génération de parrains corses noue des liens complexes au sein de la Société d'étude et de développement (SED), qui prendra part, en lien avec Elf, au financement occulte des partis politiques (RPR et PS). Au cœur de cette mécanique : un intermédiaire, l'incontournable Étienne Léandri, proche de Charles Pasqua. Après avoir fait fortune sur le continent noir, les Corsico-Africains reviennent aux sources. Entré en politique, Feliciaggi ambitionne de transformer l'île de Beauté en paradis des mafieux avec l'aide des nationalistes. Mais le rejet du projet de réforme territoriale au référendum de 2003 et l'escalade de violence qui décime malfrats et nationalistes enterrent son rêve. Seul survivant : Michel Tomi, qui gère tranquillement son empire depuis le Gabon, jusqu'à sa mise en examen en juin 2014…"
Emprise invisible

"Ces trois épisodes, aussi denses qu'éclairants, auscultent les liens scélérats qui ont uni mafieux corses et politiques de tous bords sur trois générations. Naviguant entre images d'archives et explications d'historiens, de journalistes, de magistrats et de témoins (la fille de Barthélemy Guerini, le confident d'Étienne Léandri, Loïk Le Floch-Prigent…), ils décortiquent les mécanismes obscurs – services rendus contre impunité – qui ont permis à une organisation criminelle méconnue et pourtant toute-puissante de s'exporter sur tous les continents et d'infiltrer les antichambres du pouvoir.

D'où le constat de l'historien du droit Jacques de Saint Victor :
"Un jour on se réveille et on n'est plus véritablement dans un système démocratique, mais on ne s'en est pas rendu compte."
GÉNÉRIQUE

Réalisation :Christophe Bouquet
Pays :France
Année :2015

Origine :ARTE F
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"Tous les gouvernements mentent"

Un nouveau documentaire vu sur ARTE, qui colle aux derniers mois, les journalistes rendent hommage à "Izzy" Stone, légendaire franc-tireur du journalisme. 


Le combat de certains journalistes indépendants, qui veulent révéler la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ...
L'Amérique face à son problème depuis des années ...

Un documentaire à voir absolument ! 

En hommage à "Izzy" Stone, légendaire franc-tireur du journalisme, ses héritiers américains dressent un état des lieux accablant, et passionnant, des médias de masse aujourd’hui.

Isador Feinstein Stone, alias "I. F." ou "Izzy" Stone (1907-1989) est l’une des figures les plus glorieuses du journalisme américain : farouchement indépendant et engagé à gauche, il a battu en brèche durant des décennies la propagande gouvernementale, dénonçant les abus du maccarthysme comme la ségrégation raciale, la guerre du Viêtnam comme la collusion entre l’industrie et le pouvoir. Au nom de sa devise, "Tous les gouvernements mentent", il défend âprement la liberté et la démocratie promises par la Constitution dans un bulletin hebdomadaire austère et dépourvu de toute publicité. Placé sous son autorité tutélaire, ce documentaire part à la rencontre de ses héritiers dans l’Amérique d’aujourd’hui – engagée au moment du tournage dans une campagne qui n’avait pas encore été couronnée par la victoire de Trump, mais avait déjà vu éliminé le candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders.

La "crème de la crème"


Ils forment la "crème de la crème" du journalisme indépendant de gauche américain et s’appellent Amy Goodman (Democracy now!), Jeremy Scahill et Glenn Greenwald (créateurs du site d’investigation The intercept, dans la foulée des révélations d’Edward Snowden sur la NSA, qu’ils ont contribué à rendre publiques), Matt Taibbi (chroniqueur politique pour Rolling Stone), David Corn (Mother Jones), Cenk Uygur (créateur de l’émission The young Turks)... On suit aussi John Carlos Frey dans l'enquête patiente qu'il mène au Texas, grâce au soutien financier d'une fondation, sur des charniers, vraisemblablement de migrants assassinés, dont les autorités se désintéressent totalement. Tous ont pour armes un métier qu’ils revendiquent avant tout comme un artisanat et un engagement, et la formidable puissance d’Internet, qui leur a permis de s’adresser directement au public sans dépendre de la publicité. Le réalisateur Michael Moore, le philosophe Noam Chomsky, mais aussi Carl Bernstein, célèbre pour avoir révélé, avec Bob Woodward, le scandale du Watergate qui fit tomber Nixon, joignent leurs voix pour dresser un état des lieux à la fois accablant et passionnant du fonctionnement des grands médias aujourd’hui. Des networks télévisés comme ABC et NBC au vénérable New York times, la concentration croissante des titres, la course à l’audience et la confusion des intérêts publics et privés promeuvent une forme de propagande de masse – en particulier, depuis le 11-Septembre et l’invasion américaine de l’Irak, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Une très convaincante enquête à charge qui, au-delà de la question américaine, invite à la réflexion tout citoyen soucieux d’être informé de l’état du monde.

GÉNÉRIQUE

Production :Oliver Stone, Jeff Cohen
Producteur/-trice :Oliver Stone, Jeff Cohen, Peter Raymont
Réalisation :Fred Peabody
Pays :Canada
Année :2016

Origine :ARTE

Les TRÉSORS des vignobles français


Sophie Jovillard part à la découverte des vignobles de France, un patrimoine architectural unique et un savoir-faire ancestral, partie intégrante de l'art de vivre à la française. Petrus, Yquem, Margaux pour le Bordelais, Romanée-Conti, Leroy, Clos de Vougeot pour le vignoble de Bourgogne, Dom Pérignon, Krug ou Salon pour la Champagne : ces noms font rêver les papilles du monde entier. En 2015, les coteaux, les maisons et les caves de Champagne ont même été classés au patrimoine mondial de l'Unesco.

http://www.france5.fr/emission/les-tresors-des-vignobles-francais/diffusion-du-19-01-2017-00h55 



Bonne vision ...

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